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Bruxelles, le 27 février 2004
Réalisation des
maillages vert et bleu prévus par les PRAS et PRD.
Alors que le principe des maillages vert et bleu est bien posé
dans les plans directeurs, tant la Région que les Communes hésitent à
les mettre en œuvre. Nous demandons qu’une plus grande attention soit
apportée à la réalisation de ceux-ci.
Mise
en œuvre et suivi des zones Natura 2000.
Nous demandons : une base légale régionale cohérente,
la sensibilisation des autorités communales et des propriétaires, le
respect des objectifs de protection écologique lors de l’aménagement
des zones proprement dites, le suivi des projets d’aménagement des
zones contigües.
Elaboration
d’une législation en soutien à la conservation et à la gestion des
zones vertes du PRAS/PRD.
Il y a un manque de texte de loi assurant la réalisation
effective de l’affectation d’une zone en zone verte. Il faudrait une
législation prévoyant des sanctions pour tout type d’atteinte aux
zones vertes (actuellement, seuls les cas les plus flagrants font éventuellement
l’objet de poursuites) et surtout des incitants à la mise en œuvre
de celles-ci (incitants fiscaux, aide de la Région pour la gestion,
…).
Meilleure considération
des sites classés pour leur valeur biologique et paysagère.Certaines parties de
site classés pour leur valeur biologique et paysagère sont
actuellement affectées au PRAS en zone d’industrie ou d’habitat.
Nous demandons d’affecter l’ensemble de ces zones en zones vertes.
Nous souhaiterions aussi voir les Communes et la Région se doter de moyens
financiers suffisants pour pouvoir mener une politique plus agressive et
plus responsable d’acquisition des zones vertes.
Réalisation de « Parcs
Naturels Régionaux »
En développant un concept de Parcs Naturels régionaux à la mesure de notre
région, il doit être possible de valoriser la nature tout en améliorant
la convivialité de quartiers. Plusieurs
ensembles à Bruxelles peuvent être envisagés : le Coin du
Balai et la Foresterie à WBF, Neerpede à Anderlecht, la vallée de la
Senne (flanc sud-est) avec le Moeraske et le Kerkebeek, les 3 phases du
Parc Roi Baudouin à Jette, la zone humide de la vallée du Geleytsbeek
à Uccle, avec le Keyenbempt, le Kinsendael et le Kauwberg.
Création
d’une zone d’espace vert de 20 à 30 hectares jointive au Moeraske sur le site de
Schaerbeek-formation.
Ce lieu est le dernier endroit de la Région où une zone d’espace
vert multifonctionnel conséquente
pourrait être constituée. Cette zone englobant le Moeraske, serait
pour le Nord de Bruxelles l’équivalent de ce qui existe à Jette ou
à Anderlecht. Cette zone augmenterait de 200% la superficie d’espace
vert de cette partie de Bruxelles.
Respect
strict des zones à haute valeur biologique du PRAS.
S’il ne s’agit pas pour nous de remettre en doute la valeur
multifonctionnelle des sites semi-naturels, il s’agit néanmoins de
rappeler que ces sites ont aussi pour fonction de constituer l’habitat
pour la flore et la faune indigènes, ce qui s’oublie trop dans
certains des aménagements dernièrement réalisés (bois du Wilder,
Woluwe à ciel ouvert) ou projetés
(Parc Walckiers, bois du Verrewinkel).
Préservation des
intérieurs d’îlots.
Les
intérieurs d’îlots représentent une partie très importante (40 %)
du vert à Bruxelles et jouent un rôle essentiel dans le maillage vert.
Malgré les bonnes dispositions prévues par le PRAS, nous constatons
que l’état général de ceux-ci continue à se détériorer. Nous
souhaitons, tant au niveau communal que régional, une vigoureuse prises
de conscience à ce propos.
Préservation des
potagers.
Cette
fonction sociologiquement importante est de plus en plus mise à mal.
Nous demandons que les Communes et la Région prennent les mesures nécessaires
pour assurer la pérennité de cette activité. (pourcentage du
territoire communal affecté sur le long terme à cette fonction,
promotion du jardinage biologique, aménagement esthétique et de qualité
car non-provisoire,…)
Elaboration par
la SNCB d’un plan de gestion cohérent pour l’ensemble des talus du
chemin de fer.
Ce plan – primordial, car les talus du chemin de fer jouent un rôle
essentiel dans le maillage vert – devrait tenir compte, ainsi
qu’imposé par le PRAS, tant des besoins et réalités techniques de
la SNCB que de la valeur biologique des zones considérées.
Arrêt des pompages
de la CIBE en forêt de Soignes.
Cette
mesure générerait une plus-value biologique pour le milieu forestier
(accroissement des fonds humides, diminution du déficit hydrique) et
une augmentation de 60 à 80 % du débit de la Woluwe (plus-value pour
l’écosystème rivière). Cette mesure n’aurait pas d’influence
sur les coûts de production de la CIBE car le forage en Forêt de
Soignes est coûteux et produit très peu (environ 2% de la production
totale)..
Mise en place au
niveau régional et communal d’un système de subventionnement des
associations de défense de l’environnement pour leurs activités pédagogiques
et de gestion.
Il
paraîtrait souhaitable d’assurer aux associations actives un système
de subventionnement, qui soit indépendant de l’état de leurs
relations avec les pouvoirs publics (problème des mesures de rétorsion,
d’un certain clientélisme, …).
Inscription
sur la liste de sauvegarde du site du Val d’Or à Woluwé-Saint-Lambert
.
Ce dossier urgent reste à ce jour sans suite de la part de
l’Administration des Monuments et des Sites.
Mise à quatre voies
de la Ligne 161.
Le projet RER amputera la Forêt de Soignes de 5 à 7 ha en Région
bruxelloise. Soucieux de porter un coup d’arrêt à la logique de
l’amputation de nos derniers espaces naturels de qualité, nous
souhaiterions que chaque m² amputé à la Forêt de Soignes fasse
l’objet d’une compensation territoriale équivalente. Il s’agirait
dès lors, pour la Région bruxelloise, de compenser la perte de ces 5
à 7 ha par l’acquisition d’une surface équivalente de sites à
haute valeur biologique à affecter en sites semi-naturels intégralement
protégés.
Mise à quatre voies
de la Ligne 161 (bis).
Dans le cadre de ce même projet, nous souhaiterions qu’une
passerelle surmontant la E411 soit édifiée pour permettre une traversée
de la faune (non-confinement génétique) entre les deux blocs de la Forêt
de Soignes en Région bruxelloise.
Classement du
Kauwberg
On souhaiterait voir aboutir enfin ce dossier.
Abandon du projet de
l’AED de curage de l’étang de Neerpede.
L’administration
propose des travaux de curage de l’étang, très lourds, extrêmement
coûteux et écologiquement néfastes. Bruxelles Nature a, pour sa part,
un projet de quelques aménagements légers, peu onéreux, et écologiquement
acceptables qui pourraient apporter une solution bien meilleure au problème.
Ce projet a été communiqué aux Ministres régionaux compétents.
Mesure urbanistique
favorable à l’avifaune.
Nous demandons, lors de constructions neuves ou de rénovation de façades,
qu’une mesure urbanistique soit prise qui encouragerait l’inclusion
de briques creuses pouvant servir de cavités nichoirs pour des espèces
cavernicoles en régression à Bruxelles (Moineau, Rouge-queue,
Martinets,…).
Un plan de gestion
pour la flore du cimetière classé du Dieweg à Uccle.
Ce plan se fait attendre depuis des années…et en attendant
on y fait n’importe quoi !
Pesticides et lieux
publics
Nous demandons l’actualisation et le respect de la réglementation
interdisant l’usage des pesticides sur les lieux publics. Nous
constatons un relâchement quasi général dans l’application et
l’observance de l’ordonnance du 2 mai 1991.
Rationalisation
du secteur de l’eau.
Le secteur de l’eau couvre deux filières bien distinctes :
l’eau potable et l’eau de pluie gérées toutes deux par de
multiples acteurs (CIBE, IBDE, AED, IBGE,IBRA,…). La multiplicité des
services compétents crée une confusion qui entraîne des décisions et
des interventions incohérentes et néfastes pour la gestion écologique
des cours d’eau et des étangs. Nous demandons une réorganisation de
ces filières autour d’un acteur unique différent par filière.
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