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Depuis 1996, la politique
de gestion des cours d’eau et de leurs vallées présente des objectifs
ambitieux et originaux. Mais son application sur le terrain montre des
limites importantes.
Les associations nature et
environnement demandent au Gouvernement Régional de développer d’ici
2010 une politique pour les vallées bruxelloises renouvelée et
ambitieuse.
Les politiques
menées ...
Le maillage
bleu vise à redonner vie aux cours d’eau
bruxellois, aux étangs et aux zones humides subsistantes. Ceci passe par
5 types de mesures.
- Assurer la séparation des eaux
usées des eaux propres.
- Restaurer écologiquement ces
milieux et rétablir autant que possible la continuité des rivières.
- Valoriser ces milieux sur le
plan paysager, récréatif et urbanistique.
- Gérer ces milieux pour
préserver leur richesse écologique.
- Surveiller et garantir la
qualité de l’eau par suppression des rejets polluants.
Le maillage
vert doit permettre de relier les espaces verts
entre-eux, à développer la multifonctionnalité des espaces verts,
notamment en prenant mieux en compte leurs fonctions écologiques.
La mise en application des Directives Oiseaux et Habitats
s’est concrétisée par la désignation en 2003 des zones protégées
dites ‘Natura 2000’ (près de 12% de la
superficie de la Région).
Une grande partie des
zones est située en Forêt de Soignes, mais les autres sont surtout des
milieux aquatiques et humides situés de fait dans les vallées (vallée
de la Woluwe, de la Pede, du Molenbeek, des cours d’eaux ucclois, ...).
L’Institut Bruxellois de Gestion
de l’Environnement est chargé de l’application de ces politiques.
et leurs limites …
D’autres gestionnaires
interviennent également sur les cours d’eau. Leurs objectifs - tels que
assurer l’évacuation des eaux pluviales, amener les eaux
usées vers les stations d’épuration, …peuvent être contradictoires
avec les fonctions écologiques. Ainsi p.e., en 1999 la transformation du
Zwartebeek en collecteur ramène l’ensemble des eaux du Geleytsbeek et
de ses affluents ucclois au collecteur.
La gestion écologique est
limitée à quelques espaces verts régionaux et aux
réserves naturelles. La gestion de la majorité des autres espaces
verts (régionaux, communaux ou privés), tient plus compte
d’impératifs paysagers et récréatifs qu’écologiques.
Les travaux les plus importants sont
réalisés par des entreprises privées,
parfois peu intéressées dans l’application de méthodes
et techniques écologiques. Si certains travaux sont
une réussite ‘écologique’ (comme p.e. au
Rouge-Cloître), d’autres s’avèrent beaucoup moins satisfaisants
(p.e. remise à ciel
ouvert de la Woluwe).
Le manque de concertation avec les autres
Régions peut également poser des problèmes: implantation de collecteurs
d’eaux usées en bordures de zones humides, rejets d’eaux usées et de
déversements d’orage (e.a. eaux de ruissellement du Ring de Bruxelles)
à l’amont des cours d’eau ou des milieux aquatiques, …
Le plan directeur du maillage vert et bleu
est repris dans le Plan Régional de Développement. Mais l’absence d’une
réelle planification financière et des travaux nuit à la cohérence des
actions réalisées.
Enfin, le programme ‘Natura 2000’
présente certes un objectif ambitieux, mais avec quels moyens pour l’appliquer?
Les attentes des
associations nature et environnement
Les associations nature et environnement
proposent 5 pistes de réflexion:
- Le développement d’un nouveau
Plan directeur de maillage vert et bleu et d’un plan global de
gestion des zones Natura 2000 intégrant un planning concret de
réalisation et de financement. Des moyens financiers et humains
adéquats doivent être apportés pour une réelle application de ces
politiques.
- La mise en place d’une
concertation régulière entre les divers acteurs concernés (y inclut
avec les autres Régions). Cette concertation pourrait s’organiser
par vallée, structure géographique la plus cohérente;
- Le développement de nouveaux
outils de protection diversifiés et adaptés à chaque situation p.e.
un contrat de rivière pour la Woluwe, un Parc Naturel de la Vallée
de la Pede,…
- Promouvoir une vraie
participation publique tant au niveau des plans et projets qu’au
niveau de la réalisation concrète des politiques, par la mise en
place de comités d’accompagnement.
- La réalisation d’un bilan
global et d’une évaluation régulière des politiques menées (avec
des indices mesurables).
Ces mesures permettraient à la
Région de Bruxelles-Capitale de mieux répondre aux exigences et délais
des législations européennes sur l’eau et la nature.
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