BRUXELLES NATURE -  CCN Vogelzang

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CCN  VOGELZANG  CBN
Commission pour la Conservation, la Gestion et le Développement de la Nature dans la vallée du VOGELZANGbeek  a.s.b.l.

Sauvegarde du MEYLEMEERSCH

Des informations aussi sur le site du Comité de quartier Vogelzang

Sur cette page :  Promenades 2004 feuille de contact n°8/2003  Edition spéciale 2003

PROMENADES NATURE 2004

         FR.   20     MARS                 A la recherche de la Chouette chevêche 
                       09h00                         (avec CPN / Connaissance et Protection de la NATURE - Brabant)                      

         FR.   20     MARS                 Les batraciens, leurs habitats et biotopes
                                   19h00                          (avec AVES Bruxelles-Brabant & Réserves Naturelles / RNOB)

         FR.   28     MARS                 Promenade ornithologique & observation du retour des
                                   09h00                         premiers migrateurs (avec AVES Bruxelles-Brabant)

         FR.   01     MAI                   Promenade matinale & apprendre le chant des oiseaux
                                   06h00                          (« l’ Aube des Oiseaux » avec AVES-Jeunes / Bruxelles-Brabant)

         FR.   02     MAI                   Araignées dans la vallée du Vogelzangbeek
                                   10h00                         (avec le CNB / Cercle des GUIDES NATURE du Brabant) 

         FR.   13     JUIN                 La faune et de la flore des zones humides 
                                   09h00                         (avec Réserves Naturelles / R.N.O.B. - Opération Refuges naturels)

         FR.    19     JUIN                      La Chouette chevêche chez elle
                                
19h/u30                      (avec BRUXELLES NATURE)  

          FR.   07    AOUT                Une soirée « Papillons Nocturnes »
                                   20h30                       (avec le CNB / Cercle des GUIDES NATURE du Brabant)

         FR.   08    AOUT                             Initiation à l’entomologie
                                   14h00                      (avec le CNB / Cercle des GUIDES NATURE du Brabant)

         FR.   12    SEPTEMBRE          Observation du passage des premiers migrateurs
                                   09h00                      (avec AVES Bruxelles - Brabant)

         FR.   26    SEPTEMBRE             Oiseaux en liberté - lâcher d’oiseaux saisis ou revalidés
                                 09h/u00                   (avec la LRBPO - Protection des Oiseaux)

         FR.   09     OCTOBRE           Pas de promenade, mais une demi-journée de gestion !
       
                   13h/u30                 (avec JEUNES & NATURE) 

         FR.   17    OCTOBRE            Thème : fruits & graines
                                   09h30                    (avec le CNB / Cercle des GUIDES NATURE du Brabant)

Rendez-vous à l’entrée du cimetière d’Anderlecht, avenue des Millepertuis (métro: station EDDY MERCKX).
De préférence se munir de bottes.  Chiens non admis.
La CCN Vogelzang CBN décline toute responsabilité en cas d’accidents pouvant se produire lors des excursions guidées
INFO : 02/640.19.24  -  vogelzang@
gmail.com

Chères amies, chers amis,
Le patrimoine du Meylemeersch fait partie de l’ensemble d’une vallée dont la valeur exceptionnelle nous a été confirmée une nouvelle fois. En effet, cette année la Chouette chevêche a profité pleinement du logement que nous lui avons offert. Des trois nichoirs offerts par la LRBPO/CROH et installés dans la vallée, deux ont abrité des nichées réussies. Une femelle et 5 jeunes (3 au Vogelzang et 2 au Meylemeersch) ont été bagués !
Nous sommes donc très heureux de pouvoir annoncer qu’une nouvelle étape a été franchie dans le combat pour la reconnaissance des valeurs esthétiques et scientifiques de cette vallée. Nous parlons ici bien sûr du projet « Erasmus Sud » de la SDRB au Meylemeersch. Nous vous invitons à lire ci-après, un article qui fait le point sur ce dossier

Meylemeersch, la solution ?

Dans les grandes villes, le besoin de nature se fait ressentir comme nulle part ailleurs. La nécessité de préserver les zones vertes et plans d'eau n'échappe dès lors à personne. Une vigilance constante est de mise, même lorsque l'atteinte à notre patrimoine naturel ou la menace pesant sur elle semble mineure. Tant pour nous- mêmes que pour les générations à venir, nous devons tenter de protéger au maximum l'environnement, la vie végétale et animale ainsi que toutes ces autres merveilles qui nous entourent. C'est d'autant plus vrai lorsque les zones naturelles sont menacées inutilement

Le Meylemeersch en danger

Il existe à Anderlecht un coin menacé, situé entre l'hôpital Erasme et le cimetière : le « Meylemeersch ». C'est un paysage bocager faisant partie de la vallée du Vogelzang-beek ; il a déjà fait l'objet d'une attention particulière dans diverses publications (1). L'intérêt de cette zone dépasse grandement l'aspect purement économique. Les développements regrettables que ce dossier a connu ces dernières années résultaient surtout (mais pas exclusivement) du fonctionnement bureaucratique de la SDRB (2). Cette institution prenait son rôle très à la lettre dès lors que ses objectifs en termes d'économie et d'emploi se heurtaient à des valeurs de protection de la nature, d'environnement, de développement durable. Elle refusait alors systématique-ment toute forme de dialogue et de publicité active, ou encore reléguait-elle la problématique au plan secondaire ou au rang de matière totalement hors de sa compétence. Récemment, et c'est heureux, cette approche évolue quel-que peu : la SDRB semble enfin prendre une attitude plus positive. Grâce à une meilleure collaboration et concertation, il est possible d'envisager les choses dans une perspective plus large.

Alors que d'autres tentatives de protection du Meylemeersch avaient échoué, la SDRB introduisit au début de l'an 2002 une demande de certificat d'urbanisme et d'environnement pour une zone industrielle dans cet espace, soit : pour un projet nommé « Erasmus Sud ».

Une première réunion de concertation s'est tenue le 15 mai 2002, dans le cadre de l’enquête publique. La SDRB y fit face à une résistance de taille. Parmi les opposants (dont les comités de quartier, IEB, le BRAL, le Front Commun des Groupements pour la Défense de la Nature – Région Bruxelloise), c'est surtout la CCN VOGELZANG CBN asbl qui assura le rôle de locomotive et de porte-parole de l'opposition. Le projet se voyait critiqué de façon quasi unanime, tant pour l'ensemble que pour les aspects spécifiques relevés dans le projet. Cela n'avait rien d'étonnant : la SDRB y avait ignoré royalement toute valeur naturelle du site.

La nature dans cette affaire...

Les valeurs naturelles du Meylemeersch sont explicitement reconnues dans diverses études scientifiques (4), déclarations ou remarques d'instances officielles (5), dans un avis favorable de la Commission Royale des

Monuments et des Sites et enfin, dans une demande de classement motivée, qui était signée par 12 associations pour la protection de la nature. C'est pourquoi les opposants au projet ont souligné tout d'abord combien une transformation du Meylemeersch en une zone industrielle était inconcevable, alors même que des sites industriels anciens attendent une nouvelle affectation en de nombreux autres lieux (6). Ils se sont plaints de ce que la SDRB ne tenait que partiellement compte de la remarque du PRAS (7) ; il y est fait état de la nécessité de respecter les qualités paysagères du bas du site, surtout la ferme et la prairie bordée de saules têtards. C'est cependant le contraire qui se fait : apparemment, la SDRB laisserait intentionnellement le site se délabrer. De la sorte, seul son projet présenterait encore quelque intérêt. C'est pourquoi la CCN VOGELZANG CBN asbl proposait de laisser intacte la partie basse du site et de rénover la ferme. Cette dernière pourrait faire l'objet d'une réaffectation pédagogique en tant que ferme pour enfants.

La Chouette chevêche

Ensuite, la CCN VOGELZANG CBN asbl exigeait que le vallon bordant le cimetière, plus haut dans le site, soit épargné de toute construction. Ainsi, une situation naturelle pourrait être maintenue. Au départ, la SDRB voulait en effet aménager une zone verte, totalement artificielle, avec un étang qui, en termes de nature, serait postiche. Cette zone serait ensuite bordée des bâtiments. L'asbl proposa en guise d'alternative de regrouper tous les bâtiments sur la partie nord-est du site. Les étangs se verraient attribuer une place dans le vallon latéral, offrant la possibilité de développer l'élément naturel dans ce coin. Ce vallon présente d'ailleurs une très haute valeur biologique, plus particulièrement par la présence de la Chouette chevêche. L'asbl ajoutait à ces exigences une interdiction de tout accès au parc industriel autre que celui passant par la route de Lennik.

Les alternatives avancées par l'asbl CCN VOGELZANG CBN auraient par ailleurs également des effets positifs sur le patrimoine en général. Elles encourageraient divers projets récréatifs, pédagogiques et durables que l'asbl avait déjà proposés à la Commune par le passé, dont la ferme pédagogique et diverses promenades. C'est pourquoi l'asbl invita la SDRB, si elle souhaitait maintenir à tout prix ses plans d'une zone industrielle au Meylemeersch, à prendre également ses responsabilités et à soutenir les projets de développement durable et de protection du milieu naturel. Mais ensuite, la SDRB déclina sous le prétexte plutôt facile que cela dépassait ses compétences…

Nouveaux espoirs

Face à l'opposition véhémente aux plans de la SDRB, la Commission de concertation décida en réunion du 15 mai 2002 de faire évaluer l'étude d'incidences en cours pour ce projet par un Comité d'accompagnement. En raison de sa connaissance du dossier, l'asbl CCN VOGELZANG CBN est membre de ce comité. Dans ses recommandations finales, le bureau d'études AGORA a presque intégrale-ment tenu compte des remarques de l'asbl.

Le 16 avril dernier s'est dès lors tenue une deuxième réunion de concertation. Le projet de la SDRB a été unanimement et intégralement rejeté par les associations précitées, à moins que la SDRB n'accepte de l'adapter à la déclaration finale du Comité d'accompagnement. Par ailleurs, l'asbl CCN VOGELZANG CBN a remis à la Commission de concertation une pétition de plus de 2100 signatures de personnes s'opposant également au projet initial.

La SDRB comprit alors enfin que son projet négligeait les valeurs du patrimoine paysager et de l'environnement naturel du Meylemeersch. Elle présenta donc une version modifiée. Celle-ci s'articule davantage en fonction de l'alternative proposée par l'asbl CCN VOGELZANG CBN et des conclusions de l'étude d'incidences. La réunion de concertation n'a toutefois pas pu se prononcer sur ce projet puisqu'il ne faisait pas partie du dossier à l'enquête publique.

Et ensuite ?

Il faut maintenant attendre le développement de ce dossier, mais il y a à nouveau un espoir réel d'une perspective heureuse pour le Meylemeersch. Quant au vallon latéral, il est indispensable de corriger le projet et de procéder à une nouvelle concertation. Une autre bonne nouvelle est l'attitude de la Commune d'Anderlecht : celle-ci soutient la proposition de transformer la ferme du Meylemeersch en une ferme pour enfants et introduira une proposition en ce sens. Le combat pour sauver une partie du Meylemeersch semble donc prendre une tournure heureuse grâce aux efforts de diverses associations de défense de la nature et de l’environnement, de comités de quartier, d'habitants d'Anderlecht sympathisants et des autres signataires de la pétition. Espérons ensemble que les diverses autorités, surtout la SDRB, persévèrent dans cette voie nouvelle.

Jan Paenhuysen
(traduction Marc De Backer)

(1) Voir entre autres la revue trimestrielle de l'asbl CCN VOGELZANG CBN, n° 8 de l'année 2003, pages 2-10.
(2) SDRB = Société de Développement Régional de Bruxelles
(3) Voici le nom complet de notre association, récemment trans-formée en asbl : CCN VOGELZANG CBN asbl ou Commis-sion pour la Conservation, la Gestion et le Développement de la Nature dans la vallée du VOGELZANGbeek.
(4) Parmi celles-ci, soulignons une Etude de l’Environnement Bruxellois, réalisée par l’ULB – Mens en Ruimte à la demande de l’IBGE (Institut Bruxellois pour la Gestion de l’Environnement), et la Carte d’Evaluation Biologique éditée par l’Instituut voor Natuurbehoud et l’IBGE.
(5) Entre autres la déclaration du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale faite à l’occasion du classement du site de la Vallée du Vogelzangbeek pour son intérêt scientifique et esthétique – Arrêté du 12/11/1998.
(6) Voir également communiqué de presse de Bruxelles Nature.
(7) PRAS  = Plan Régional d'Affectation du Sol.
Voir aussi notre feuille de contact, n° 8 de l'année 2003, pages 2-10.

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Extrait de la feuille de contact n°8/2003, périodique de la CCN Vogelzang CBN (Commission pour la Conservation, la Gestion et le Développement de la Nature dans la vallée du VOGELZANGbeek, a.s.b.l.).

La vallée se trouve à la limite sud-ouest d’Anderlecht et le Meylemeersch est situé entre le site ULB – Erasme et le cimetière.

Comme annoncé dans notre édition spéciale (Annonce Gestion 2002/2003), le projet de la SDRB a été mis à l’enquête publique du 22.04.2002 au 06.05.2002.

Malgré nos différentes actions contre ce projet (reportages médiatiques, demande de classement, communiqué et articles de presse, courrier aux Membres du Gouvernement et aux Députés du Conseil de la Région de Bruxelles-Capitale, pétition, ...), la SDRB a toujours refusé un vrai  dialogue et a développé un projet qui est sur plusieurs points inacceptable. Notre Commission a donc été obligée de réagir contre le projet. Une lettre motivée, accompagnée d’un dossier rassemblant tous les arguments qui soutiennent notre opposition a été envoyée à la Commune avec copie au Ministre de l’Environnement et au Secrétaire d’État des Monuments et des Sites. Voici son contenu :

___________________

 Mesdames et Messieurs,

Concerne: Enquête publique « SDRB – Erasmus Sud »

Dans le cadre de l’enquête publique organisée suite à la demande de la SDRB pour obtenir les certificats d’urbanisme et d’environnement, la CCN Vogelzang CBN demande à être entendue par la Commission de concertation à sa réunion du 15.05.2002. Etant donné la complexité du dossier et l’importance pour l’environnement des habitants, nous souhaitons également vous transmettre nos remarques par écrit.

Nous avons pris en considération ce qui suit :

-          L’entièreté de la zone concernée a fait, en 1995, l’objet d’une demande de classement motivée. Cette demande était signée par douze associations pour la protection de la Nature et notamment : Aves – Société d’Etudes Ornithologiques (Section Bruxelles/Brabant), la CEBE – Commission de l’Environnement Bruxelles et Environs, le CNB – Cercle des Naturalistes de Belgique (Cercle des Guides Nature du Brabant), l’Entente Nationale pour la Protection de la Nature, le Front Commun de Groupements de Défense de la Nature – Bruxelles, Jeunes & Nature, JNM – de Jeugdbond voor Natuurstudie en Milieubescherming, la Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux, Natuurreservaten BNVR depuis 2002 Natuurpunt (Afdeling Brussel), les Réserves Naturelles RNOB, De Wielewaal depuis 2002 Natuurpunt (Afdeling Brussel) et le WWF – Fonds Mondial pour la Nature.

-          La déclaration du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale faite à l’occasion du classement du site de la Vallée du Vogelzangbeek pour son intérêt scientifique et esthétique (Arrêté du 12.11.1998), et notamment, «Dès que les études de ces deux projets (l’incinérateur et zoning industriel) seront plus avancées, une proposition d’extension du périmètre de classement pourra être proposée au Gouvernement en deuxième phase de manière à préserver une partie du paysage bocager et rural qui jouxte le tronçon du site déjà protégé».

-          L’avis favorable de la Commission Royale des Monuments et des Sites dont le périmètre comprend une partie du Meylemeersch (le bas du site et le vallon le long du cimetière).

-          La demande du 30 juillet 1999 pour réactualiser la deuxième phase du classement suivant un nouveau périmètre qui propose le classement du bas du site (prairie avec saules têtards, vergers et ferme) et le vallon qui longe le cimetière.

-          L’Etude de l’Environnement Bruxellois, réalisé par l’ULB – Mens en Ruimte à la demande de l’IBGE, et qui a reconnu le site comme Espace Vert Prioritaire.

-          La Carte d’Evaluation Biologique – Brichau, I., Ameeuw, G., Gryseels, M., & Paelinckx, D. – 2000, feuille 31/6 Nord, éditée par l’Instituut voor Natuurbehoud & l’IBGE, évaluant les parcelles concernées de très haute valeur biologique, de haute valeur biologique et indiquant la présence d’ensembles d’éléments de très haute, haute et moindre valeur biologique.

-          La remarque du PRAS : «Vogelenzang à Anderlecht : pas d’extension de la zone verte mais, lors de la présentation du permis d’urbanisme en vue de la viabilisation de cette zone, la SDRB devra respecter les qualités paysagères du bas du site. La ferme et la prairie bordée de saules têtards seront conservées et intégrées à l’aménagement lié à la zone d’industrie urbaine».

-          Le PRD (page 35899) qui prévoit : «La réalisation du Plan de Maillage Vert et Bleu s’attache à fournir au citadin un cadre de vie agréable basé sur plus de convivialité et à protéger la biodiversité et les qualités écologiques des sites naturels et semi-naturels», ou encore (page 35905, 4.1.) : «Il s’agit également de garantir la protection de la biodiversité et des qualités écologiques des sites naturels et semi-naturels, en veillant à leur conservation et à leur mise en réseau».

-          Le communiqué de presse du Front Commun des Groupements pour la Défense de la Nature – Région Bruxelloise qui dénonce le développement d’un nouveau projet sur un site rural avec des valeurs naturelles et paysagères exceptionnelles pendant que de nombreux anciens sites industriels abandonnés attendent leur réaffectation.

-          La pétition, lancée par la CCN Vogelzang CBN, qui demande la protection des valeurs naturelles et esthétiques du site et une concertation préalable à l’enquête publique. Cette pétition a recueilli à ce jour plus de 1725 signatures en faveur du patrimoine naturel du site et sera remise aux autorités en temps voulu. 

Les considérations ci-avant sont rassemblées dans le dossier «MEYLEMEERSCH/ANDERLECHT» qui fait, au même titre que les autres annexes, intégralement partie de la présente demande. Elles renforcent la certitude que le Meylemeersch a toujours été, malgré son affectation par le PRAS en zone d’industrie urbaine, un paysage rural bocager d’une grande valeur biologique et esthétique. Par conséquence, la CCN Vogelzang CBN, les douze Associations, leurs membres et les 1725 signataires de la pétition souhaitent que le projet de la SDRB soit adapté aux remarques suivantes : 

REMARQUES

1.       Comme dénoncé par le communiqué de presse du Front Commun de Groupements pour la Défense de la Nature – Région Bruxelles, nous sommes opposés à la tendance actuelle qui vise l’urbanisation de nos derniers espaces libres, surtout si ceux-ci ont une valeur biologique reconnue. Nous rappelons que bon nombre d’anciens sites industriels et d’habitations sont toujours laissés à l’abandon ! D’autre part, il est regrettable que la SDRB n’a pas jugé bon de répondre aux appels des associations pour se concerter au stade de l’avant-projet. En refusant le dialogue, elle a écarté la possibilité de présenter un projet plus équilibré qui respecte mieux les valeurs de notre patrimoine commun. Ceci nous rappelle une autre enquête publique concernant le site, il y a un peu plus d’un mois (Aquafin). En plus, ce comportement va à l’encontre de la nouvelle culture politique annoncée.

2.       La remarque du PRAS n’a été que partiellement suivie, car si la partie basse du site n’est pas touchée par les zones de construction importante (A, B et C), elle sera cependant modifiée (voir dégradée) par les aménagements dans et autour de la zone D. Les interventions dans la partie basse doivent être limitées au strict nécessaire (passage des canalisations d’égouts, aménagement de promenade, réaffectation de la ferme...). L’aménagement d’un parking de 40 emplacements et la création d’un passage carrossable vers la rue de Vogelenzang (Promenade Verte) sont inacceptables ! La CCN Vogelzang CBN souhaite souligner que le respect du paysage implique également le maintien, la conservation, la restauration et la réhabilitation de tous les éléments qui forment son caractère rural. Nous demandons que le projet de la SDRB prévoit en parallèle la restauration du paysage qui souffre, depuis quelques années, de nombreuses dégradations : abandon de la ferme aux vandales et aux intempéries (bris de vitres, toiture endommagée, façades fissurées, grange partiellement effondrée...), saules têtards non taillés (plusieurs arbres sont déchirés par la chute de leurs branches devenues trop lourdes), manque d’entretien des arbres fruitiers et non-remplacement des arbres morts ou tombés, haies mal entretenues ... Nous dénonçons l’abandon actuel du site, car les travaux de gestion les plus élémentaires ne sont plus effectués ! Les valeurs biologiques et esthétiques existantes ne semblent donc pas être d’un grand intérêt pour la SDRB qui préfère peut-être que celles-ci se dégradent davantage pour pouvoir recréer un nouveau paysage en fonction de son projet (?).

3.       La Carte d’Evaluation Biologique (Instituut voor Natuurbehoud et Institut Bruxellois pour la Gestion de l’Environnement) démontre que le vallon du Meylemeersch, qui descend le long du cimetière (de la route de Lennik à la rue de Vogelenzang), possède également des valeurs biologiques considérables. La nidification, les cinq dernières années, de la Chouette chevêche dans le haut du vallon confirme la valeur écologique exceptionnelle de ce paysage. Cette espèce rare se maintient, sur le territoire de notre Région, uniquement à Anderlecht dans les vallées du Vogelzangbeek et du Neerpedebeek (+ 7 couples nicheurs). Le vallon du Meylemeersch mérite donc, au même titre que la partie basse du site, d’être conservé et respecté. L’implantation de la zone de construction C dans l’axe du vallon doit donc être modifiée. La CCN Vogelzang CBN propose deux alternatives pour cette implantation (voir croquis avec propositions en annexe). Afin d’obtenir une meilleure intégration dans le paysage, les bâtiments de cette zone devront être limités en hauteur (maximum trois étages). Le plan d’eau, prévu dans la partie centrale, peut être déplacé vers l’axe du vallon, ce qui nous semble une situation plus naturelle. Ainsi, on obtiendra un espace vert qui respecte l’intégralité et le caractère rural du paysage (voir aussi remarque 2). Si cette modification n’est pas acceptée, notre avis sera négatif.

4.       Une adaptation du projet aux remarques 2 & 3 garantira la conservation du patrimoine, et de toute évidence cela doit bénéficier aux habitants de notre Commune et notre Région ainsi qu’aux occupants du parc industriel et environs. Afin de pouvoir réaliser cet objectif, la CCN Vogelzang CBN a proposé de développer sur le site des activités liées à l’environnement et au patrimoine existant (Promenade locale et Ferme pour Enfants). Ces projets ont déjà été proposés à la Commune lors d’une collaboration précédente (voir «Liste des Projets pour la Vallée du Vogelzangbeek», projets 3, 4, 6, 14, 16 et 17) et il serait utile de demander à la SDRB de prendre en charge ces travaux en guise de compensation, car ainsi, le développement économique sera aussi source de sensibilisation et d’éducation à l’environnement. Nous rappelons que la conception, la réalisation et la suite de ces différents projets sont à prévoir en fonction des intérêts scientifiques et esthétiques de ce patrimoine commun. La réalisation des projets devra se faire selon les critères et les priorités suivantes : la conservation et la protection des zones et des éléments de haute et très haute valeur biologique, le développement de la biodiversité (favoriser les éléments et les espèces indigènes locaux), le renforcement et le respect du caractère rural du paysage (utilisation d’éléments et de matériaux d’origine et authentiques), la prévision d’une gestion en fonction des différents biotopes et en respectant les pratiques ancestrales (fauchage, pâturage et entretien des haies, des saules têtards, des vergers...). De même, nous proposons que, là où c’est possible, tous les aménagements liés au projet de la SDRB soient également soumis à ces critères et priorités.

5.       Les effets négatifs de la circulation routière supplémentaire sont à neutraliser par l’interdiction de tout autre accès que celui de la route de Lennik. En plus, on doit à tout prix éviter que les quartiers d’habitations avoisinantes deviennent des parking au profit du parc industriel. N’oublions pas la réponse du Ministre Eric Tomas suite à une question de Monsieur W.  Vandenbossche : «... Au surplus, le site sera très bientôt desservi par le métro ce qui représente un très gros investissement public qui mérite d’être rentabilisé par la création d’un parc permettant d’accueillir des activités nouvelles et non polluantes...».Dans leurs déplacements, les occupants du parc industriel doivent donc se servir de préférence de ce moyen de transport, afin de ne pas provoquer des nuisances complémentaires pour l’environnement des habitants et pour la partie du site à préserver.

6.       Lors du développement de l’urbanisation dans la vallée (Centre Hospitalier Erasme, zones d’industrie urbaine de la route de Lennik...), ni la Région de Bruxelles-Capitale, ni la Commune d’Anderlecht semblent avoir évalué à sa juste valeur les problèmes liés à l’évacuation des eaux usées avec comme conséquence, une pollution inacceptable du Vogelzangbeek. Ceci est en contradiction flagrante avec les discours officiels (voir PRD). Si les certificats sont délivrés pour le projet de la SDRB, on doit obligatoirement les coupler au développement d’un collecteur qui garantira l’assainissement du Vogelzangbeek (voir les remarques de notre Commission concernant les projets Aquafin et AED).

7.       La CCN Vogelzang CBN dénonce une nouvelle fois le délai inadapté de cette enquête publique, car des projets «importants» demandent aussi des délais «plus importants». En effet, ces projets demandent en général plusieurs mois - voire plusieurs années - d’étude aux professionnels, or la population, elle, doit se contenter de 15 jours d’enquête dont 10 jours ouvrables (13 demi-journées pour consulter le dossier). Si on tient aussi compte que personne n’est informé dès le premier jour, on comprendra alors que, dans ce délai, même le professionnel le plus performant n’est pas en mesure d’étudier complètement le dossier, de se former une opinion et de formuler éventuellement des remarques motivées. Ce délai est, pour beaucoup d’habitants, un réel obstacle pour pouvoir exercer leurs droits les plus élémentaires, c’est-à-dire pouvoir défendre la qualité de leur environnement. De plus, le refus de dialogue préalable avec les associations et les comités de quartier n’a pas permis non plus de préparer un dossier équilibré et ceci a renforcé l’impression que la SDRB n’est pas à l’écoute quant aux inquiétudes provoquées par l’implantation d’un tel projet. Nous tenons donc à préciser que, par manque de temps, nos remarques sont probablement incomplètes et imprécises. Néanmoins, nous sommes disposés à fournir tout renseignement ou détail complémentaire qui permettra de mieux connaître les valeurs biologiques et esthétiques de notre patrimoine.

CONCLUSIONS

Le Meylemeersch, ou plutôt ce qu’il en reste, mérite toute notre attention, car l’exception de ce type de paysage dans notre environnement urbanisé en fait aussi une sorte de relique qui est à conserver pour nos enfants, nos petits-enfants et ceux qui suivront. Son intérêt dépasse de loin le simple intérêt économique, car actuellement la conservation et la protection du patrimoine commun sont devenues des préoccupations majeures pour les habitants qui ont pris conscience que ce patrimoine constitue un enrichissement considérable pour leur environnement. Nous regrettons que les promoteurs de ce projet n’aient pas pris en considération cet aspect du projet, et ceci malgré les différentes actions qui ont été menées par la CCN Vogelzang CBN et le Front Commun de Groupements de Défense de la Nature. Communiqués de presse, articles de presse, courriers aux Députés du Conseil de la Région de Bruxelles-Capitale et aux Membres du Gouvernement n’ont pas eu le résultat escompté et n’ont pas abouti au dialogue non plus. Dommage !
On pouvait donc s’attendre à un projet imparfait. En effet, trop de points nous laissent insatisfaits ou sont inacceptables. Ils constituent une menace pour les valeurs biologiques et esthétiques de notre patrimoine commun et, sauf adaptation du projet aux remarques de notre Commission, nous sommes forcés de rendre un avis défavorable.

Nous espérons que la Commune d’Anderlecht et la Région de Bruxelles-Capitale adopteront, comme nous, une attitude critique envers ce projet en ce qui concerne le fond, mais surtout en ce qui concerne la forme proposée. Nous espérons aussi que ceci sera le départ d’un dialogue qui, dans l’intérêt de tous, pourra aboutir dans une coopération efficace en faveur de notre environnement. Dans cet espoir, nous vous prions d’agréer, Mesdames et Messieurs, l’expression de nos sentiments très distingués.

(Bruxelles, 6 mai 2002)

__________________________

Lors de l’enquête publique et de la réunion de concertation, beaucoup de monde a manifesté son opposition contre ce projet. Suite à cette opposition, la Commission de Concertation a chargé un Comité d’Accompagnement d’évaluer une étude d’incidences qui est en cours. Grâce au dossier solide que nous avions constitué, notre Commission a été désignée comme membre expert de ce Comité et nous sommes donc en première loge pour suivre ces travaux.

Le bureau d’études AGORA, chargé de l’étude d’incidences, a bien été à l’écoute des remarques qui ont été formulées par nous et les autres membres du Comité. Dans la plupart des cas, cela a aussi été traduit dans l’étude, sauf en ce qui concerne deux points, qui ne sont pourtant pas les moindres ! Ainsi, le chargé de l’étude a soutenu la thèse que les remarques du PRAS n’ont pas force de loi et que, seul les prescriptions comptent. 

Comme membre expert du Comité, nous avons marqué notre désaccord et avons rappelé cela par écrit. Etant donné que les autres participants n’ont pas réagi, nous avons aussi demandé que le Comité examine les aspects juridiques de ces éléments du PRAS.

La décision du Gouvernement concernant la conservation d’une partie du Meylemeersch a été notifiée dans le compte rendu de sa réunion du 20 juillet 2000. Dans leur courrier, plusieurs membres du Gouvernement nous ont fait part de cette décision et notamment le précédent Ministre-Président Jacques Simonet (actuellement Bourgmestre d’Anderlecht), le Ministre Eric Tomas et le Secrétaire d’État Robert Delathouwer. Cette décision fut aussi confirmée au Parlement bruxellois par Eric Tomas, Ministre de tutelle de la SDRB lors de sa réponse aux questions écrites n° 48 de M. Cools et n° 64 de W. Vandenbossche.

Dans le PRAS, cette décision est reprise parmi les remarques du Gouvernement et publiée dans le Moniteur Belge du 14 juin 2001, page 20039.

Pour certains, ce n’est peut-être qu’un détail, mais le fait que le Bureau d’Études Agora désigné par la SDRB refuse de mentionner cette décision dans le chapitre «Urbanisme» de son étude d’incidences est, à notre avis, intenable, car ceci donne l’impression que le projet pourrait se développer sans restrictions sur toute la surface du site. Afin de pouvoir évaluer correctement les incidences, il convient en effet de mentionner la décision gouvernementale dans tous les chapitres où la non-application de cette décision risque d’avoir des incidences. C’est le cas pour la plupart des chapitres. Chaque fois qu’on mentionne l’affectation du PRAS sans y ajouter la remarque concernant le site, on met en doute la décision et donc la parole et la crédibilité de notre Gouvernement. Est-ce bien raisonnable ?

Récemment encore, l’actuel Ministre-Président François-Xavier de Donnea a confirmé la décision du Gouvernement et a donné la garantie qu’elle sera aussi appliquée. Pourquoi alors a-t-on peur d’en tenir compte dans l’étude d’incidences ?

En ce qui concerne les alternatives, nous avons ajouté une précision. En effet, au cours des réunions, il a été précisé que les alternatives peuvent être cumulées, et dans ce cas, elles constituent une solution acceptable au niveau de la conservation du patrimoine paysager existant. De cette façon, on obtiendra deux zones bien distinctes. Celle située au nord-ouest du site sera urbanisée et entièrement consacrée au projet « Erasmus Sud ». L’autre zone, située au sud-est constituera la zone verte préservée (vallon du Meylemeersch et la partie basse du site, y compris la ferme). De ce fait, les adaptions suivantes s’imposent :

-          La limite entre les deux zones pourrait être marquée par une voirie rurale qui relie l’amorce existante à côté de la ferme, rue Meylemeersch, avec l’extrémité de l’avenue des Millepertuis. Revêtement (pavés de rues et piste cyclable), aménagement et plantations renforceront le caractère rural du paysage. L’accès sera limité aux piétons, aux cyclistes et aux services de secours.

-          La voirie liée à la zone urbanisée est à revoir en fonction des besoins de cette zone. A notre avis, l’accès secondaire par la route de Lennik n’a plus raison d’être. Idem pour le giratoire annexe. Une voirie externe n’a donc plus d’utilité. Les trois zones constructibles peuvent être desservies par une voirie interne en boucle comprenant deux bandes de circulation en sens unique. Ceci signifierait une économie importante sur ce poste et une diminution des nuisances au niveau de la circulation.

-          Les travaux dans la zone préservée seront donc limités à l’aménagement de la voirie rurale, aux travaux d’égouttage, la restauration de la ferme et la réalisation des différents bassins d’orage.

Dans le chapitre «Interactions», l’étude doit mettre en évidence les liens qu’il y a entre les incidences (positives ou négatives) des différents chapitres. Nous avons donc demandé que dans ce chapitre, on approfondisse davantage les automatismes liés à nos propositions, car les incidences positives (conservation du paysage, mise en valeur du patrimoine, rôle éducatif et didactique, développement durable, fonction sociale et récréative, ...) sont loin d’être négligeables. Les habitants sont conscients que le patrimoine enrichit considérablement leur environnement et ils ont raison d’être inquiets quant à l’envergure de ce projet. Dans cette optique, nous nous rallions à la thèse de Monsieur De Greef, Président du Comité de quartier « Vogelenzang », qui demandait la suppression de la zone de construction située dans l’axe du vallon si on refuse l’alternative d’implantation des zones constructibles. Nous comprenons que le délai de la procédure imposé par la législation ne permet plus d’étudier les incidences liées à cette alternative. Mais en même temps, nous regrettons que, par manque de temps, l’étude sera incomplète. Dommage !

Nous constatons que cette étude d’incidences met bien à jour les dégradations qui seront causées aux valeurs scientifiques et esthétiques du Meylemeersch si le projet de la SDRB est réalisé comme prévu. Ainsi, dans le chapitre « Faune et Flore », on prévoit des destructions au niveau de toutes les zones de construction avec des pertes de plusieurs zones de haute et de très haute valeur biologique, ainsi qu’au niveau des vergers (ensemble d’éléments de valeur biologique moindre et de très haute valeur biologique). On prévoit également que ces destructions provoqueront une forte dégradation des valeurs scientifiques du vallon, avec comme conséquence la perte du site de nidification de la Chouette chevêche !

Au niveau du paysage (valeurs esthétiques), l’étude dénonce que la disposition des trois zones de construction principales ne s’intègrent pas dans le paysage bocager existant, que l’espace vert intérieur n’est pas intégré au vallon, ce qui lui donne un caractère très artificiel, que l’implantation d’un centre pour séminaires et colloques en lieu et place de la ferme existante dénature l’esprit même de l’endroit. L’étude trouve que la conservation de la plupart des fruitiers et des saules têtards est positive, mais ajoute qu’il faudra prévoir de donner aux vergers la possibilité de se développer et d’assurer la pérennité des alignements d’arbres.

Au chapitre « Social et économique », le chargé d’étude a également étudié la faisabilité d’un projet pour implanter une ferme didactique sur le site. En conclusion, il juge ce projet difficile en raison de l’insuffisance de terrains disponibles (!). En effet, l’étude se base uniquement sur les espaces disponibles à l’intérieur du projet de la SDRB, c’est-à-dire : le potager devant la ferme (150 m2), le verger (3.000 m2) et une partie de la prairie bordée de saules têtards. Si on ajoute à cela les parties du vallon qui seront conservées ( si on suit notre avis) et celles qui sont situées dans la zone verte le long du cimetière, ainsi que les parties du verger et de la prairie à saules têtards qui se trouvent à l’extérieur du site SDRB (à cause des nouvelles limites de propriété), le verger appartenant à l’ULB, les parcelles encore disponibles ailleurs dans la vallée (propriétés ULB, CPAS et Commune), etc., cet argument ne tient pas la route ! La SDRB a aussi fait savoir que ce genre de projet sort totalement du cadre de ses missions. Tiens tiens..., le développement économique on connaît, mais le développement durable c’est quoi çà ?

A propos des nouvelles limites de propriété, nous avons fait remarquer que celles-ci ne respectent pas le paysage. En effet, aussi bien le verger que la prairie à saules têtards sont amputés d’une partie et cela est déjà une atteinte à l’intégrité du paysage. Le non-respect des structures du paysage bocager qui en constituent une des valeurs principales est donc en contradiction avec la promesse du Gouvernement.

Dans le chapitre « Synthèse et conclusion » (para-graphe « Patrimoine ») en fin de l’étude, il y a une petite phrase qui dit : En ce qui concerne l’aménagement de la zone D (la ferme), le projet n’est pas conforme à la décision gouvernementale du 16/11/2000 qui demande la conservation de la ferme.

En principe, cette étude d’incidences fera l’objet d’une nouvelle enquête publique, et à cette occasion, la CCN Vogelzang CBN renouvellera ses remarques contre ce projet. Ces remarques seront complétées avec des nouveaux détails et renforcées avec les + 2000 signatures de notre pétition. Après cette enquête publique, les différentes autorités régionales et communales décideront si le projet de la SDRB obtient, oui ou non, les certificats d’urbanisme et d’environnement. On ne peut pas prédire dans quelle mesure les autorités tiendront compte des conclusions de la Commission de Concertation, mais on voit mal comment elles pourraient ignorer les arguments et les recommandations de cette commission. Tout est donc encore possible et nous croisons les doigts pour que vos signatures en faveur de la conservation d’une partie du Meylemeersch et les efforts de notre Commission ne soient pas vains.

Nous en profitons aussi pour remercier toutes les associations et les personnes qui nous ont soutenus et encouragés dans ce combat qui vise à conserver, pour les générations futures, ce petit coin bucolique plein de charme et débordant de vie attachante. Merci aussi au nom de toute cette faune et flore qui, si on les laissent faire, nous le rendront certainement à chaque fois que nous passerons par le Meylemeersch.

INFO: Peter Vanbellinghen, e-mail: vogelzang@easynet.be

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